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Avantages et Dangers de Facebook et Leurs Impacts Sur le Commerce Electronique

April 13, 2010 9 comments

Par Marquis Codjia


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Le demi-milliard d’utilisateurs actuels de Facebook constitue un marché gigantesque dans le commerce global et un baromètre-clé dans d’autres secteurs, y compris la politique, les mass-médias, le monde sportif et les activités caritatives. Compte tenu de la diversité de ses membres et son expansion géographique, le premier portail social constitue une population numérique qui s’apparente à une organisation mondiale.

En fait, Facebook s’est métamorphosé récemment en un “ONU sur internet” – du moins lorsqu’on tient compte de la couche de la population mondiale qui sait utiliser l’ordinateur.

L’on pourrait analyser les usagers de Facebook sous plusieurs angles, en fonction de l’objectif de l’étude ; toutefois, pour des raisons de commodité, deux domaines peuvent être retenus pour représenter la diversité des membres.

Le premier est anthropologique et est indissolublement lié à l’instinct grégaire basique des humains. Les usagers peuvent s’inscrire en tant qu’individus et inviter des amis – et les amis des amis – pour créer et maintenir leurs propres groupuscules sociaux ou réseaux. Avec d’autres fans, ils expriment leur admiration pour une entreprise, une marque, un produit ou un individu. Ils montrent leur engagement pour une cause en rejoignant des groupes ou des forums. Lorsqu’ils en ont envie, ils s’adonnent à des jeux, quiz  ou autres créneaux de divertissement disponibles sur le site.

Le deuxième domaine est socio-économique. Les membres peuvent s’identifier comme individus – c’est-à-dire les consommateurs, ou la demande – ou en tant qu’organisations – c’est-à-dire les producteurs, ou l’offre. Ce dernier groupe peut être subdivisé aussi en entreprises, organisations caritatives, politiciens et célébrités.

Pour les particuliers, Facebook offre force avantages. Les usagers peuvent rechercher des nouveaux ou anciens amis, échanger avec ceux-ci, et élargir leurs réseaux à d’autres personnes qui partagent leurs goûts, à l’aide des amis de leurs amis ou des groupes auxquels ils adhèrent. Ils accèdent à d’utiles renseignements auxquels ils n’auraient autrement pas accès – rapports universitaires, documents de recherche, lancement en ligne de produits électroniques, etc. Les membres peuvent également partager des photos, vidéos et documents audio, et utiliser le portail comme une agence matrimoniale efficace.

Cette contigüité est utile car elle permet aux utilisateurs de communiquer sans crainte avec des connaissances ainsi que des étrangers, et fournit une illustration empirique de la théorie des six-degrés de séparation.

La théorie des six degrés de séparation, également appelée théorie de la “toile humaine”, explique que toute personne sur terre serait reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.

Les dangers de Facebook se rapportent principalement à l’intrusion dans la vie privée et au manque de productivité.

Indéniablement, une présence sur internet comporte un risque d’étalage de la sphère privée, que ce soit dans les portails sociaux ou autres forums; les usagers de Facebook renoncent ainsi à une partie de leur vie privée simplement en s’inscrivant et en postant des « mises à jour » sur leur “murs”, puisque personne ne sait avec un haut degré de certitude comment les données des membres sont gérées. Cette violation de la vie privée est accentuée par les paramètres de confidentialité inadéquats que la plupart des usagers, en particulier les mineurs et les personnes âgées, présentent dans leurs comptes, ce qui les rend vulnérables aux prédateurs en ligne et à d’autres comportements illicites. Les membres – à contrecœur et à leur insu – peuvent être référencés (« taggés ») dans des images et des écrits qui pourraient fournir une représentation étrange ou inexacte de leur personnalité, leurs vues ou leurs intérêts.

Tout simplement, Facebook peut éroder ou détruire la réputation d’un individu au fil du temps, sauf s’il contrôle strictement comment ses données privées sont diffusées.

L’intrusion dans la vie privée peut également se produire par le biais de la pléthore d’applications disponibles sur le site; ces outils sont des formidables techniques de marketing qui servent à recueillir des informations précieuses – y compris les adresses e-mail – des membres, lesquelles peuvent ensuite être vendues à des entreprises légalement constituées ou des organisations illégales (par exemple, les « spammeurs » ou fournisseurs de courriers indésirables). Par exemple, considérons, un instant, une question comme « Quelle est votre robe de mariée de rêve? » et imaginons, ensuite, quel trésor d’informations précieuses les participants fournissent aux acteurs de l’événementiel nuptial, alors que ces intervenants, naïfs et crédules d’habitude, croyaient participer au départ à un simple jeu.

Sur le plan de la productivité, l’utilisation de Facebook favorise un climat de procrastination et de dépendance, conséquence directe des diverses fonctionnalités (jeux, etc.) existant sur le portail. Nonobstant, ce comportement est le bienvenu pour Facebook, parce que plus les utilisateurs passent du temps sur le site, mieux c’est.

Pour les organisations et les célébrités, y compris les politiciens, une présence sur Facebook offre moult avantages et relativement peu de risques. Cette absence de préjudices est le produit de la sophistication de la gestion des risques et des techniques de promotion de marque qu’utilisent ces entités et les fonctionnalités intégrées disponibles sur le site. Vu que les sociétés ont un contrôle total de leurs comptes Facebook, elles utilisent leurs pages Facebook comme des extensions naturelles à leurs sites Web ou leurs intranets.

Les avantages pour ce groupe se rapportent principalement à l’amélioration de leur qualité de marque et de leur stratégie commerciale en ligne. Une présence sur Facebook favorise un changement des paradigmes tactiques d’e-commerce. Les organisations peuvent évaluer leur « part de marché numérique » et leur niveau de popularité par leur nombre de fans comparativement à des rivaux, stratifier démographiquement ces fans selon les sections ou niches désirées, même si de tels chiffres peuvent ne pas refléter la part de marché réelle.

Avoir des admirateurs sur des pages ou dans des groupes est inestimable parce que les entreprises et les célébrités ont à leur disposition une base de données de clients potentiels gratuite et fiable, sur qui elles peuvent tester de nouveaux produits ou services. Les newsletters, jeux et applications de Facebook offrent un moyen direct de mener des études de marché moins cher et recueillir les commentaires des consommateurs personnellement. Par exemple, une entreprise peut tester un nouveau concept sur des fans de Facebook, ou sur un échantillon représentatif, avant de faire progresser son processus de R&D et de lancer un nouveau produit.

Des communiqués officiels peuvent également être directement diffusés, en temps réel, à de vastes pans de la clientèle. D’autres options intéressantes sont présentes sur Facebook Ads (Facebook Annonces), un service qui permet aux usagers de cibler une démographie spécifique, et Marketplace, un marché numérique où les produits peuvent être commercialisés directement aux clients.

Risks and Rewards of Using Facebook and How They Affect Corporate E-Commerce Tactics

April 7, 2010 31 comments

By Marquis Codjia

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The estimated half-billion Facebook current users form a gigantic market for global business and a chief barometer in other sectors, including politics, mass media, sports and charitable undertakings. Given its user diversity and geographical expansion, the leading social portal constitutes a digital populace akin to a global organization.

In fact, Facebook has morphed lately into an “online United Nations” – if nothing else, when factoring the fraction of the world’s population that is computer-literate.

Facebook users can be cross-analyzed in multiple ways, based on the aim of the analysis; however, for the sake of simplicity, two areas can be retained to depict the membership diversity.

The first area is anthropological, and is indissolubly tied to basic human gregarious instincts. Members can register as individuals and invite friends – and friends of friends – to create and maintain their own social groupuscules, or networks. With other fans, they share their admiration for a company, a brand, a product, or an individual. They show their commitment for a cause by joining groups or forums. If they feel playful, they indulge in games, quizzes or other entertainment conduits available on the website.

Second area is socio-economics. Members can identify as individuals – that is, consumers, or the demand side – or organizations – that is, producers, or the supply side. The latter group can be further divided into businesses, non-profits, politicians and entertainers.

To individual users, Facebook offers many an advantage. Users can search for new or old friends, interact with them, and expand their networks to other individuals who share their likes and dislikes – via friends of their friends or groups in which they maintain membership.
They access helpful information that otherwise may be unavailable to them – academic work, research papers, web premieres of electronic products, etc. Members can also share pictures, video and audio content, and in that process, use the portal as a powerful dating or matrimonial agency.

Such intermingling is useful because it allows users to fearlessly communicate with acquaintances as well as strangers, and provides an empirical illustration of the six-degrees of separation theory.

The six-degrees of separation theory – also called the “Human Web” theory – explains that everyone is at most six steps away from any other person on Earth, because each person is one step away from another person they know and two steps away from each person who is known by one of the people they know.

Disadvantages to Facebook individual users relate mainly to privacy and productivity.

Unmistakably, the risk of public exposure is inherent in any online presence, be it social portals or other forums; Facebook members thus relinquish part of their privacy simply by registering and posting status updates on their “walls”, since no one knows with a high degree of certainty how member data is managed. This privacy breach is compounded by inadequate privacy settings that most users, especially minors and the elderly, have in their accounts, leaving them vulnerable to online predators and other mischievous acts. Members – unwillingly and unbeknownst to them – can be tagged in pictures and writings that provide an uncanny or inaccurate depiction of their personality, views or interests.

Simply put, Facebook can erode or destroy one’s reputation over time unless a member controls strictly how their information is disseminated.

Privacy infringement can also occur via the portal’s plethora of applications; these tools are formidable marketing conduits to collect valuable information – including emails – about members, which can then be monetized with legitimate businesses or illegal organizations (e.g. spammers). For example, think about a quiz like “What will your wedding dress look like?” and how respondents, credulous that they’re partaking in a game, can unawares provide useful data to a vast number of players in the wedding planning industry.

On the productivity front, Facebook usage favors a climate of procrastination and addiction that comes with the various features (e.g.: games) existing on the portal. This behavior is however excellent for the company because the more time users spend on the site the better.

For organizations and celebrities, including politicians, a Facebook presence offers many rewards and relatively few, if any, negligible risks. This absence of detriment is a consequence of the sophistication of risk management and brand promotion techniques that these entities use, and the built-in features available on the site. Since corporate persons have full control of their accounts, they view their Facebook pages as natural extensions to their websites or intranets.

The rewards to this group relate primarily to the enhancement of their brand appeal and their online commercial strategy. A Facebook presence furthers a paradigm shift in e-commerce tactics. Organizations can gauge their “online market share” and popularity level by their number of fans vis-à-vis the competition, and slice it demographically into desired niches or strata, even though such number may arguably not be reflective of actual market size and characteristics, and may not translate necessarily into real consumers.

Having admirers listed on their pages or related groups is precious because businesses and celebrities have at their disposal a free and valuable database of potential, loyal customers to whom they can pitch their new products or services. Newsletters, quizzes, and applications from Facebook offer a direct way to conduct market research cheaply and collect firsthand consumer feedback. For example, a firm may test a new concept with Facebook fans, or a representative portion thereof, prior to advancing its R&D process and launching a new product.

Formal announcements can also be directly disseminated, in real-time, to vast swathes of the clientele. Other interesting features are Facebook Ads, a service that allows sponsors to target specific demographics, and Marketplace, a digital market where products can be marketed directly to patrons.

Comment user du brainstorming neuronal pour lancer de manière rentable de nouveaux produits

February 23, 2010 16 comments

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Par Marquis Codjia

Lancer des nouveaux produits de nos jours ne devrait plus être une corvée stratégique pour les conseils d’administration des entreprises. Contrairement au consensus courant parmi beaucoup de directeurs de vente et spécialistes en publicité, les méthodes naguère employées dans la conception, le test et le lancement des nouveaux produits semblent éculées, dispendieuses ou incompatibles lorsqu’elles sont jaugées à l’aune de la dynamique qui régit les marchés globaux contemporains.

Ergo, de nouvelles techniques doivent remplacer ou être ajoutées aux arrangements existants afin de métamorphoser une idée en gestation dans l’esprit d’un jeune ingénieur en un produit fini original pouvant satisfaire les clients.

L’Internet, avec son ubiquité croissante et son omnipotence numérique, devrait être l’épicentre de ces techniques si les entreprises veulent rester compétitives.

Traditionnellement, les sociétés comptaient sur une panoplie impressionnante et sophistiquée de processus et de départements pour administrer leurs efforts en innovation et en R&D. Suivant l’industrie et le cycle du produit, entre autres facteurs, des légions entières de scientifiques peuplant les départements de R&D pouvaient s’associer au département marketing et aux agences de publicité pour dénicher le nouveau produit parfait.

Similairement, les employés sont souvent invités à partager leurs perspicacités lors de séances de brainstorming (remue-méninges) tandis que les avis des clients sont soigneusement rassemblés et étudiés par l’entremise de sondages en ligne, de procédures de télémarketing, de foires commerciales, ou de rencontres avec le service-clientèle.

Quatre sources de remue-méninges neuronal et relativement bon marché sont accessibles à la plupart des compagnies à l’heure actuelle. Ces sources se fondent fortement sur des données globales provenant d’Internet pour construire un corpus d’intelligence artificielle qui peut être analysé et simulé par ordinateur pour déceler des futurs besoins chez des clients potentiels.

Selon la taille de la compagnie et sa robustesse financière, des outils analytiques sophistiqués ou des simples tableurs peuvent être utilisés pour extraire des statistiques d’une valeur inestimable.

Site Web de société

Les sociétés peuvent tirer un meilleur profit de leurs propres portails Internet en créant ou en améliorant leurs plateformes d’e-commerce et en rénovant l’ergonomie de leurs sites. La simple collecte de données d’achat quand les clients demandent des renseignements sur des produits ou opèrent des achats n’est plus suffisante; les entreprises doivent concevoir une tactique astucieuse pour décrocher de meilleures informations de la clientèle. Un exemple de tactique de sondage bon marché est d’insérer 2 ou 3 questions « prospectives » à la fin du processus d’achat (par exemple : qu’est-ce qui améliorerait le produit X ? Seriez-vous plus tentés d’acheter le produit Y si nous ajoutions des fonctionnalités  supplémentaires?). Une autre idée est d’offrir des articles gratuits quand des clients évaluent des produits actuels ou en phase de lancement.

Google et d’autres moteurs de recherche

Efficacement utilisé, Google peut s’avérer un outil quantitatif puissant que les organisations peuvent déployer pour capter la psyché collective globale du moment et déterrer les bonnes idées qui constitueront la base des futurs best-sellers.

Mieux, cet outil est gratuit. En plus de la «barre de recherche Google» et les fonctionnalités usuelles, d’autres dispositifs sont couramment disponibles à Google Tendances. Voilà où réside la magie. Les sociétés et même les entrepreneurs peuvent exploiter cette « générosité numérique » et utiliser des outils d’analyse sophistiqués pour étudier des informations spécifiques à leurs industries, zones géographiques ou caractéristiques de clientèle. D’autres moteurs de recherche offrent les mêmes services, comme Yahoo! Buzz et Microsoft Bing Xrank.

Forums ou groupes de discussion en ligne

Les firmes peuvent utiliser l’avantage stratégique qu’offre l’anonymat pour examiner le potentiel de leurs futurs produits dans les forums ou les groupes de discussion en ligne qui se rapportent à leur marché cible. Etant donné la pléthore de sites, il serait extrêmement fructueux pour les sociétés intéressées de s’imprégner des tendances passées et présentes de leurs clients potentiels. Une simple idée pour mesurer ces données est d’entamer une discussion sur un sujet  étroitement lié à la compagnie, à ses produits ou à une industrie spécifique en général.

Facebook et autres réseaux sociaux

En conclusion, Facebook et d’autres portails sociaux de taille et de popularité analogues offrent un certain nombre de dispositifs intéressants et faciles à utiliser que les sociétés peuvent exploiter pour augmenter leur visibilité sur le marché et rassembler des données utiles sur la clientèle courante et potentielle. Sur Facebook spécifiquement, les sociétés peuvent ouvrir une page d’organisation, une page régulière et de divers groupes de discussion pour favoriser leur marque et rénover leur collecte de données.