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Etait-ce judicieux de sauver les banques?

Par Marquis Codjia

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Il y a quelques mois, le marasme de l’économie globale était un point crucial de l’ordre du jour de nombre de dirigeants du G20. L’apathie sociale ambiante, l’écroulement du secteur bancaire, le dilemme de la croissance globale, et la dégringolade de la bourse étaient les sujets de discussion du leadership planétaire.

Les gouvernements partout dans le monde résolurent la question la plus névralgique, le chaos dans l’industrie bancaire, avec des apports pécuniaires massifs à un secteur qui jusque-là incarnait le meilleur (et le pire) du capitalisme, selon un mode opératoire plus proche de l’intervention centralisée des économies communistes.

L’ardoise globale varie entre 4.000 à 5.000 milliards de dollars EU selon les estimations les plus optimistes, mais les coûts ultimes globaux pourraient dépasser cet intervalle.

Le sauvetage du secteur bancaire, en principe, était la bonne ligne de conduite à adopter et les  experts de toutes obédiences politiques se mirent d’accord sur l’urgence d’une telle mesure, y compris les théoriciens les plus férus du libre échange qui, d’ordinaire, traitent d’énergumènes de gauche préhistoriques, ceux qui osent remettre en question le rôle limité des pouvoirs publics dans l’économie.

Cependant, nombre d’observateurs demeurent abasourdis par la souplesse qui caractérisa le processus de sauvetage des banques et les conditions très favorables avec lesquelles les fonds furent déboursés. Par conséquent, les institutions financières qui ont tiré profit de la manne étatique firent bon usage des sommes reçues pour redevenir rentables et rembourser leurs gouvernements respectifs.

D’autres pans de l’économie n’ont pas connu un si rapide rétablissement. Le chômage est encore élevé ; le secteur des crédits au logement est toujours désordonné. Les banques se sont montrées peu disposées à prêter, créant ainsi une déliquescence du secteur productif et une consommation privée léthargique. La bourse a peut être renoué avec les tendances haussières mais, discutablement,  l’économie réelle est toujours baissière.

Il est clair que les banques ont joué un rôle crucial dans le malaise économique courant mais les militants anti-sauvetage avaient tort de les diffamer et d’affirmer qu’une telle culpabilité aurait dû exclure toute aide publique. Les intermédiaires financiers sont une pierre angulaire de nos économies postmodernes et il aurait été socio-économiquement délétère et politiquement désagréable de les laisser couler.

Évidemment, une majorité de banques est aujourd’hui plus renflouée et profitable comparativement à l’année passée, même si des sections sectorielles sont encore comateuses à cause de l’hémorragie de liquidités qui les a dévastées depuis le début de la récession.

Hélas, rien n’a changé. Ces établissements recourent une fois de plus aux anciennes pratiques qui ont nui à l’économie en premier lieu, sous l’égide d’autorités de régulation étrangement aveugles et sourdes-muettes.

Les banques, nécessairement, devraient être encouragées à faire des bénéfices comme toute entreprise privée. Mais lorsque cette recherche de profit se fait aux dépens de tout un système ou constitue une menace systémique au secteur productif de l’économie, alors l’argument en faveur d’une règlementation plus dure devient d’une importance cardinale.

Les entreprises doivent couvrir leurs risques en utilisant des techniques adaptées ; cependant, les spéculateurs semblent dernièrement employer les produits dérivés pour parier contre leurs bienfaiteurs. Ces pratiques peuvent sembler injurieuses pour un pan important de la population mais elles sont compréhensibles si on considère que le camp des spéculateurs promeut seulement les intérêts privés des élites (leurs investisseurs), lesquelles tiennent compte rarement du facteur moralité dans leur équation de rentabilité.

Exemple patent : la Grèce. Le gouvernement hellène a subventionné massivement son secteur bancaire avec des milliards de dollars EU pour se voir noté négativement quelques mois plus tard en raison d’un risque de défaut apparent.

À l’heure actuelle, les autorités politiques et les grands argentiers devraient examiner la question suivante : le sauvetage a-t-il fonctionné ? En d’autres termes, les subventions gigantesques des banques et les initiatives supplémentaires associées ont-elles atteint les buts initiaux ?

Les économistes chevronnés et les sociologues s’attaqueront amplement dans le futur aux questions concernant l’efficacité et l’efficacité du sauvetage, mais des experts de premier plan croient actuellement que les réponses à de telles interrogations sont négatives. L’économiste de George Mason University Peter Boettke argua que les diverses subventions ont créé un « cycle de dette, de déficits et d’expansion de gouvernement » qui, in fine, « estropiera économiquement » les grandes économies, tandis que Barry Ritholtz, célèbre auteur de Bailout Nation et président de la société de recherches FusionIQ, pense que les programmes de renflouement auraient pu être mieux gérés.

On peut observer que la phase initiale de sauvetage s’avéra efficace parce qu’elle a aidé à éviter un remue-ménage bancaire régional et global. Mais, contrairement à la croyance populaire, ce fut l’étape la plus facile. L’on ne saurait mésestimer le courage des autorités dans le processus, mais il est indubitablement plus facile pour une banque centrale puissante, comme la Réserve Fédérale américaine, de passer des écritures comptables au crédit des établissements visés et renflouer leurs actifs par le biais du « quantitative easing ».

La Fed, à l’instar d’autres banques centrales du G8, a une position enviable parce qu’elle peut « créer » de l’argent ex nihilo rien qu’en augmentant électroniquement ses actifs.

Les réformes constituent le véritable test de courage politique, et jusqu’ici l’absence de nouvelles normes dans le secteur financier peut, si l’on n’y prend garde, détruire les efforts de rétablissement jusqu’ici consentis.

Actuellement, il y a cinq facteurs distincts expliquant les résultats médiocres obtenus jusqu’ici à partir des plans de sauvetage.

D’abord, la réforme financière si nécessaire prend plus de temps au niveau législatif parce que non seulement les lobbies financiers – telles que la superpuissante American Bankers Association – exercent une forte pression, mais l’agenda politique est également occupé par la réforme de l’assurance-maladie et les soucis géostratégiques liés aux conflits en Afghanistan et en Irak.

La récente annonce du chef de la commission bancaire du Sénat Chris Dodd (Démocrate du Connecticut) visant à introduire des réformes dans le secteur changera probablement peu à court terme.

En second lieu, les principaux conseillers financiers du Président Obama sont d’anciens caciques de Wall Street, et beaucoup de sceptiques sont incrédules qu’une clique aussi proche des intérêts financiers puisse être à l’avant-garde de vraies réformes dans un secteur qui leur était précédemment bienfaisant.

Les deux facteurs suivants sont endogènes au secteur bancaire. L’un provient de l’expérience antérieure des cycles de régulation et de dérégulation qui font disparaître habituellement les reformes après un certain laps de temps, et l’autre découle de l’unique capacité des ingénieurs financiers et des banques d’affaires à concevoir de nouveaux produits et techniques pour parer aux lois existantes.

Finalement, l’effort de régulation devrait être global dans sa portée, et le manque actuel de coopération géographique ainsi que la difficulté pratique à dépister le risque systémique dans l’industrie bancaire handicapent de nouvelles avancées.

  1. March 23, 2010 at 7:44 pm

    Très bonne analyse, merci de partager ceci avec nous

  2. March 23, 2010 at 7:46 pm

    Merci de votre article monsieur, vous avez parfaitement raison. Ce qui est pire, c’est le fait que ces banques ont quand même licencié après avoir eu des aides de l’Etat.

  3. March 23, 2010 at 7:46 pm

    Excellent article!

  4. March 23, 2010 at 7:47 pm

    Trop cool

  5. March 23, 2010 at 7:48 pm

    Les politiciens sont de mèche avec les banques ce qui explique le manque de contrôle de tout l’argent subventionné

  6. March 23, 2010 at 7:49 pm

    merci🙂

  7. March 23, 2010 at 7:53 pm

    Vous avez fait une très bonne analyse et je salue votre profondeur d’esprit. Je suis moi même un spécialiste des questions bancaires et les problèmes que vous soulevez sont effectivement ceux que certains d’entre nous plaident depuis des mois. Je suis chercheur à Bordeaux, vous trouverez mes coordonnées dans le courriel privé que je vous ai envoyé. Bien à vous.

  8. March 23, 2010 at 7:55 pm

    Brillant article mon ami, toujours au top!

  9. March 23, 2010 at 7:57 pm

    Les banques sont celles ki ont créé la crise et ce sont elles qui sont subventionnées, les travailleurs ki ont bossé depuis des années eux sont mis au portail. kel monde!

  10. March 23, 2010 at 7:57 pm

    merci du partage

  11. PQ
    March 23, 2010 at 8:00 pm

    🙂🙂🙂

  12. March 23, 2010 at 8:01 pm

    merci de votre site

  13. Janice
    March 24, 2010 at 8:17 am

    merci de votre très bonne analyse.

  14. Ruby1974
    March 24, 2010 at 8:18 am

    Les banques sont aussi responsables que les politiciens qui nous gouvernent, c’est la même clique qui pille les deniers publics.

  15. Marc23
    March 24, 2010 at 8:19 am

    Excellent, rien à dire!

  16. Youle2678
    March 24, 2010 at 8:21 am

    Bon travail cher ami🙂

  17. Siign
    March 24, 2010 at 10:25 am

    MERCI DE VOTRE ESSAI ET BONNNE ANALYSE

  18. Roquefort
    March 24, 2010 at 10:27 am

    Les banques ne nous disent pas la vérité sur les investissements qu’elles font; tout comme les politiciens, elles s’inquiètent pas trop des citoyens ordinaires.

  19. Gauchiste
    March 24, 2010 at 10:28 am

    Vivement la gauche au pouvoir, Sarko et sa clic doivent faire disparaître le gouvernement de droite qui profite aux élites.

  20. PanamaGirl
    March 24, 2010 at 10:29 am

    excellent🙂

  21. Jeannette P
    March 24, 2010 at 10:31 am

    La plupart des banques savent que l’impunité est de mise dans tout ce débat de sauvetage et elles recommenceront encore ce qu’elles ont toujours fait jusqu’à maintenant.

  22. Laurence Xavier
    March 24, 2010 at 10:32 am

    bon article

  23. Dubois35 XL
    March 24, 2010 at 10:34 am

    Merci de nous offrir les articles en deux langues, ça aide beaucoup certains comme moi qui apprennent l’anglais, surtout à ce niveau de langue soutenu.

    Meilleures salutations, Dubois de Nancy

  24. UK
    March 24, 2010 at 9:49 pm

    Merci pour votre billet éclairé.

  25. Crum Jeannot
    March 24, 2010 at 9:52 pm

    bon article🙂

  26. Geo
    March 24, 2010 at 9:56 pm

    merci pour ce bon billet, merci

  27. DEA
    March 24, 2010 at 9:57 pm

    très bon site et très bonnes analyses.

  28. Francinette
    March 24, 2010 at 10:00 pm

    Moi je crois pas du tout au fait que ce soit les banques qui aient causé la crise; elle vient du fait que certains prêts étaient accordés à des individus qui ne le méritaient pas

  29. Pax Colombe
    March 25, 2010 at 8:47 am

    c’est normal que les gouvernements se soient précipités pour sauver les banques, puisque si on regarde bien la plupart de nos dirigeants sont actionnaires ou administrateurs de ces mêmes banques. De plus ce sont ces banques et leurs lobbies qui financent leurs campagnes. Cette crise financière qui touche surtout la classe moyenne, continue de nous montrer que c’est l’argent qui dirige le monde. Ceux qui ont de l’argent font des lois et les politiques obéissent. Comment expliquer que les banques et les grandes entreprises se permettent de licencier malgré les bénéfices qu’ils continuent de faire?

  30. Paula
    March 26, 2010 at 12:57 pm

    Bon article….

  31. Ramé
    March 27, 2010 at 3:44 pm

    Que peut on dire d’autre? Les banques et nos politiciens sont mouillés jusqu’aux os et c’est ce qui explique cette zizanie.

  32. Solange Paule
    March 27, 2010 at 3:45 pm

    Bon article parmi tant d’autres.

  33. Rémi
    March 27, 2010 at 3:47 pm

    merci pour votre article

  34. NanterreBoy
    March 27, 2010 at 3:48 pm

    Excellente analyse cher ami, nous devons instaurer le communisme je crois.

  35. Léa Viah
    March 27, 2010 at 3:50 pm

    J’apprécie beaucoup vos articles, continuez svp.

  36. CQFD
    March 27, 2010 at 3:51 pm

    merci de votre bon billet.

  37. om pi
    March 27, 2010 at 3:52 pm

    les banques doivent nous laisser travailler tranquillement.

  38. Huang Voh
    March 27, 2010 at 3:53 pm

    Excellente analyse, on trouve de l’argent pour les banques mais il y a pas d’oseille pour les travailleurs et les chomeurs.

  39. Zined Alaoui
    March 27, 2010 at 3:54 pm

    vraiment cool!

  40. Gorkuf
    March 27, 2010 at 3:56 pm

    Les banques doivent avoir moins d’importance dans l’économie réelle.

  41. Homoman
    March 28, 2010 at 10:22 pm

    Pourquoi doit-on toujours faire confiance à nos dirigeants qui nous pillent et donnent nos deniers aux banquiers?

  42. Symob12
    March 28, 2010 at 10:24 pm

    Le problème est que la plupart des banques ne sont pas proches des gens du peuple.

  43. Annecy
    March 28, 2010 at 10:25 pm

    Merci pour cet article instructif.

  44. Sidaction
    March 28, 2010 at 10:26 pm

    Pendant que nous peinons à récoleter des fonds pour le sida, l’on gaspille des milliards d’euro sur des banquiers véreux.

  45. Paul Michon
    March 28, 2010 at 10:27 pm

    merci pour ce très bon billet.

  46. EDDY1982
    March 28, 2010 at 10:29 pm

    Cool

  47. Support
    March 28, 2010 at 10:32 pm

    On n’a qu’a fermé les banques et laisser l’état gérer les fonds et faire les prêts aux particuliers et entreprises.

  48. FootGoot
    March 28, 2010 at 10:32 pm

    Merci mon frère.

  49. Micheline
    March 28, 2010 at 10:33 pm

    On a besoin des banques comme de l’Etat, elles constituent un mal nécessaire.

  50. September 17, 2010 at 3:02 pm

    2010 09 17 Était-ce judicieux de sauver les banques ?
    En réponse à
    Marquis Codjia , 23 Mars 2010

    https://marquisc.wordpress.com/2010/03/23/etait-ce-judicieux-de-sauver-les-banques/

    Non, non, non.

    Cet article fait parti de la rhétorique propagandiste usuraire habituelle.

    Avant de jeter mon commentaire à la poubelle, essayez de voir l’autre côté de la médaille, allusion volontaire faite à la fausse monnaie que vous utillisez…

    Tant et aussi longtemps que la monnaie que vous avez dans vos poches ne sera pas basée sur quelque chose de concret et tangible (or, argent, …), tant et aussi longtemps que les banques centrales pourront créer et sur-multiplier les billets de banques à partir de rien du tout, de manière physique mais surtout électronique, tous les problèmes ne feront que s’aggraver.

    Toute autre discussion est totalement frauduleuse et tend à vous convaincre d’abandonner votre pouvoir d’achat graduellement. De plus, il existe toujours dans ce système usuraire plus de monnaie en circulation qu’il n’en existe réellement ce qui fait que TOUTE DETTE NE PEUT JAMAIS ÊTRE REMBOURSÉE EN ENTIER sans que quelqu’un ou quelque corporation (gouvernementale ou privée) ne tombe en faillite.
    A la fin de ce système, on change de monnaie pour prolonger artificiellement la durée de vie dudit système (mark allemand, 1920-30, nouveau franc francais,…) mais inévitablement, le tout s’écroule.

    Nous en voyons les premiers symptômes avec la volonté de plusieurs nations de se départir du “dollar” américain (base du système mondial depuis les années 1970) étant donné que cette devise touche à la fin de son existence. Si on compare votre pouvoir d’achat sur un “dollar” de 1913, il n’est évalué qu’à seulement 3 ou 4 cents environ maintenant. C’est ce que vous appelez “l’inflation” qui est en réalité la dévaluation de votre pouvoir d’achat soit la première et plus importante taxe cachée à laquelle vous êtes soumis.

    Les banques privées empochent toutes les monnaies en profit et vos gouvernements sont complices dans cette machiavélique fraude.

    Dès que le premier bout de papier basé sur l’air c.à.d. rien du tout appelé “devise” existe, vous devez les intérêts en plus. La monnaie de ces intérêts n’existe pas alors comment pouvez-vous payer votre “dette” ? Vous devez emprunter à nouveau. Vous devrez toujours plus que ce que vous pouvez vous procurer en devise. La dette étant impossible à payer, cela constitue une fraude.

    De plus, cette devise vous est prêtée et ne vous appartient jamais. Tout ce que vous vous procurez avec ces devises ne peut alors jamais vous appartenir car vous vous l’êtes procuré avec la propriété de “quelqu’un” d’autre c.à.d. ces banques privées frauduleuses

    Le système est basé sur cette fraude depuis longtemps connue mais oubliée par la majorité des êtres humains maintenant vivants.

    Pour plus de détails, recherchez “Créature de l’île Jekyll” de Edward Griffin, île sur la façade maritime de la Géorgie où s’est tenue une réunion (moins) secrète (maintenant) en 1910.

    L’extrait d’article qui suit (déjà biaisé) traite de complot la thèse de M. Griffin mais les seules monnaies qui ont résisté à l’histoire sont celles basées sur l’or, l’argent et les métaux ou “commodités” précieuses. Ces métaux sont la seule vraie monnaie qui existe depuis 5 000 à 6 000 ans si ce n’est pas plus. Toutes les autres monnaies ont une espérance de vie d’au plus 100 à 150 ans au maximum.

    fr.wikipedia.org/wiki/G._Edward_Griffin

    “Griffin explique que la Réserve fédérale a été créée en 1910 sur Jekyll Island dans un club très privé de milliardaires. Il affirme qu’elle est incapable d’accomplir les objectifs qu’elle se fixe elle-même, elle est un cartel de plusieurs banques privées travaillant contre l’intérêt public, elle est l’instrument suprême de l’usure, elle génère les taxes et impôts les plus injustes, elle encourage la guerre et déstabilise l’économie[1].

    Parmi les 7 personnes présentes sur l’île pour fonder la Réserve, Griffin cite Nelson Wilmarth Aldrich chef de la commission monétaire du Congrès et associé de John Pierpont Morgan ainsi que beau-père de John D. Rockefeller, Abraham Piat Andrews, assistant du secrétaire au Trésor, Frank A. Vanderlip président de la National City Bank of New York représentant les intérêts des Rockefeller et de la Kuhn, Loeb & Co, Henry Davison, senior partner de la J.P. Morgan & Co., Charles Norton président de la First National Bank of New York, Benjamin Strong, tête de la JP Morgan’s Banker’s Trust Company et qui deviendra 3 ans plus tard en 1913 le premier président de la Fed et finalement Paul Warburg représentant partenaire d’affaires de la Kuhn, Loeb & Co, représentant les intérêts des Rothschild de France et de Grande-Bretagne et conservant des liens étroits avec son frère Max Warburg gérant le consortium bancaire Warburg d’Allemagne et de Hollande[2].

    Lorsque que le système de la fédérale réserve a été accepté aux États-Unis, des années après le vote de la Federal Reserve Act, les participants à cette réunion sur l’île Jekyll en 1910 ont écrit des livres et des articles. Chacun voulait tirer partie de ce qu’il avait fait. C’est la raison pour laquelle nous savons maintenant tous les détails. Ce qui est intéressant au sujet de la Federal Reserve Act, c’est que cette loi était supposée casser le cartel des banques. En fait, la loi a été écrite par les membres de ce cartel.”

    fr.wikipedia.org/wiki/G._Edward_Griffin

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