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Archive for March 12, 2010

Can Tiger Woods Come Back?

March 12, 2010 100 comments

By Marquis Codjia

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After his über-publicized apology ceremony a few weeks ago, many sport commentators and golf enthusiasts over the world were wondering what Tiger Woods would do next.

The legendary golf champion seemed genuinely remorseful for the immense tort he’d wrought upon his family and vowed to do everything in his power to reconnect the “trust dots” with his loved ones.

Although Woods clearly avouched that the sport wasn’t his immediate priority and that his career would be put on hold for a certain period, it makes sense to speculate that the golfer would certainly resume competition sooner rather than later.

That’s at least what traders believe at Intrade.com, an online prediction markets operator, with 80% of participants wagering that the golfer will play in a PGA Tour event before April 30th, 2010.

Understanding the dynamics, both external and internal, at work in Tiger Woods’ sport empire is crucial to corroborating such forecast.

First, the athlete possesses solid internal strengths stemming from his game and his family. He has a highly supportive mother, whose bonding grew even more intimate after her husband died a few years ago, and a loving (?) wife, Erin, who most likely will remain by her estranged husband once the sentimental pain dissipates.

Second, Woods is debatably the most popular athlete on earth. His popularity spans on and off golf courts since he’s also prominent in philanthropy via his foundation. Albeit his communication was deplorable at the onset of this conjugal melodrama, he has a solid organization to withstand the crisis.

Third, and most important, strength in Woods’ favor: us.

Fans constitute the biggest asset in the sportsman’s coffer. The public relishes offering a second chance to contrite celebrities who concede poor judgment and apologize for it. Cases vary from one individual to the other, but current and past headlines offer a plethora of stories involving politicians, religious leaders, sportsmen and other celebrities who regained prominence after an adulterous episode.

Fourth advantage to Woods: fellow golfers. Oddly, this group needs his quick comeback more than any other even if some rivals may secretly fancy his premature retirement to reach stardom. Some voiced outrage in the media after the infidelity surfaced back in December, but admittedly the industry as a whole has benefited tremendously from Woods’ clout.

Players can’t refute that Woods’ presence in the game has helped fatten their individual paychecks and endorsement deals owing to the increased audience the golf genius drew to a sport previously touted as elitist.

Last but not least, sponsors and major news outlets, especially visual media (TV and internet), stand to lose billions of dollars if the athlete pauses or halts his career. The golf industry has experienced a momentous sales growth in the last decade and no firm wants that manna to evaporate. This is especially true for key players such as Nike and Adidas, or small apparel dealers and internet portals devoted to the sport.

It becomes then pretty clear that external factors favor a Woods’ return but the question now remains whether he will use this difficult period to solidify his morale and come back or sink into oblivion. Wait and see!

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Economie gériatrique – pourquoi valoriser nos seniors améliore le bien-être collectif

March 12, 2010 31 comments

par Marquis Codjia

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Pendant les 12 derniers mois, l’administration Obama s’est vue confrontée à l’épineuse question de la  réforme de la santé, une pierre d’achoppement qui anime couramment à Washington les débats partisans d’ordinaire inféconds.

Les deux parties dans ce débat se rejoignent néanmoins sur un point: la réforme de la santé, comme tout autre avantage social, est cardinale pour réduire le risque d’une faillite potentielle des États-Unis au cas où les indemnisations décaissées dans le cadre du programme dépasseraient les cotisations versées.

A l’heure actuelle, les autorités minorent une thématique importante inextricablement liée au debat en cours: la notion de « politique gériatrique » du pays.

La gériatrie est la branche de la médecine qui s’occupe du suivi médical des personnes âgées ; quant à la gérontologie, elle a pour objet l’étude des aspects sociaux, psychologiques et biologiques du vieillissement.

La politique gériatrique, dans le contexte présent, se rapporte à l’ensemble des programmes gouvernementaux conçus pour améliorer le bien-être des seniors et réduire les  coûts de couverture médicale.

L’amélioration de la politique gériatrique peut être économiquement profitable et fiscalement intéressante pour les contribuables.

Présentement, deux thèses sur le vieillissement humain doivent être discréditées dans la conscience collective.

D’abord, il n’y a aucune limite d’âge fixée par les médecins au delà de laquelle les travailleurs devraient prendre leur retraite. Les êtres humains sont divers et les spécialistes de santé publique affirment unanimement que des facteurs spécifiques peuvent affecter la capacité d’un actif à accomplir ses taches, mais tant que cette personne garde intactes ses capacités cognitives et physiques, elle peut travailler à tout âge. L’âge de la retraite qu’imposent les pouvoirs publics est plus le fait d’une politique sociale que de la biologie.

Le deuxième point offre une certaine illustration empirique du point précédent.

Beaucoup d’élus, dirigeants d’entreprise, activistes sociaux et leaders d’opinion du monde  sportif ont habituellement quelques cheveux gris.

Par exemple, le sénat américain a la concentration la plus élevée de personnes âgées démocratiquement élues dans le monde développé. L’âge médian d’un sénateur est de 63 ans, plus ou moins l’âge de départ à la retraite pour la plupart des travailleurs.

Robert Byrd, 92 ans, de l’état de Virginie Occidentale, est l’aîné de cette chambre, suivi du sénateur du New Jersey Frank Lautenberg.

Si nos sociétés consentent à être régies par des personnes âgées, alors il devient commode de gloser que les seniors possèdent une inestimable expérience, même si celle-ci est actuellement inexploitée.

En occident, la montée progressive de l’espérance de vie fut corrélée positivement à  l’augmentation des coûts médicaux au cours des années parce que, naturellement, vivre plus longtemps implique des soins de santé plus élevés.

Il est regrettable que nos sociétés postmodernes, emplies d’âgisme, tolèrent que les seniors soient bannis des secteurs productifs en raison de leur manque allégué de productivité économique ou d’utilité sociale.

Cette position sociale est erronée parce que nous gaspillons une partie substantielle de PIB précédemment investie dans l’enseignement traditionnel, la formation d’entreprise, l’assurance-maladie et les autres avantages sociaux nécessaires pour une main d’œuvre productive.

Dans le cas des États-Unis, ces investissements se chiffrent en milliards de dollars.

Des gérontologues reconnus comme JW Rowe et RL Kahn ont constaté que l’une des pierres angulaires d’une vieillesse réussie est une vie active, laquelle par ricochet élève les possibilités cognitives et diminue la probabilité de maladie ou d’incapacité.

Quatre approches distinctes peuvent aider à maximiser le bien-être des aînés, réduire les coûts médicaux et augmenter le bien-être social. Dans un souci d’efficacité, les directions des ministères concernés (santé, affaires sociales, services du 3ème âge, etc.) peuvent être horizontalement intégrés pour créer une agence ad-hoc, identiquement à ce qui fut réalisé dans le monde du renseignement états-unien.

L’état doit concevoir, en tandem avec le secteur privé, une base de données en ligne pour évaluer les disponibilités de compétence chez les seniors; si cette tâche est bien exécutée, ce site Web peut même être rentable une fois que sa popularité augmentera le nombre de visiteurs.

Les 4 programmes sont les suivants:

1) Retraités aidant leurs anciennes compagnies

Les nouveaux retraités s’inscrivent sur le site, indiquant leur compétence professionnelle et leur préférence de secteur d’activité. Les entreprises inviteront alors d’anciens employés (ou d’autres travailleurs possédant un savoir-faire semblable) pour leur expérience sur des projets spécifiques tels que l’intégration informatique, l’organisation d’entreprise, la formation du personnel, etc. Ce paradigme est doublement profitable à la société car un personnel retraité expérimenté est sensiblement meilleur marché que des consultants externes et connaissent mieux la compagnie ou le secteur d’activité.

2) Seniors soutenant des enfants

Des aînés peuvent être mis à contribution dans les activités périscolaires, de la maternelle au lycée. Ils peuvent même enseigner selon leur expérience. Des divers « programmes d’échange » peuvent être organisés, par exemple, entre les maisons de repos et les institutions académiques afin de stimuler la cohésion entre générations.

3) Seniors soutenant des organisations de jeunesse et de réinsertion juvénile

Les expériences des aînés peuvent aider à soulager des jeunes en difficulté et satisfaire à d’autres besoins. Dans certaines circonstances, on peut permettre aux détenus âgés ayant montré un bon comportement et une volonté manifeste de réintégration sociale de conseiller d’autres individus en rupture avec la société.

4) Seniors dans des compétitions sportives au plan national

Dans la même logique de vie active, les autorités devraient encourager des compétitions sportives nationales pour le troisième âge. Bien que l’idée de « Jeux olympiques du 3eme âge » soit un tantinet surréaliste actuellement, un tournoi national est une option plus réalisable et potentiellement plus profitable.