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De Wall Street à Dubaï – Spécificités lucratives de la finance islamique

Les restrictions religieuses de la jurisprudence islamique ont permis aux banques islamiques de disposer de liquidités importantes comparativement à leurs rivales occidentales après les derniers soubresauts économiques, mais des réformes progressives doivent avoir lieu pour que le secteur dans son ensemble amorce dans l’avenir une croissance positive structurellement durable.

Par Marquis Codjia


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Un colloque supranational d’acteurs financiers de premier plan a eu lieu récemment (2 et 3 mars 2010) au luxueux Centre de Conférences Roi Hussein Bin Talal sur les rivages de la mer morte, environ 40 kilomètres au sud-ouest d’Amman, en Jordanie.

L’événement a suscité peu d’intérêt dans les médias traditionnels en Occident ; cependant, les géants du secteur bancaire global suivaient de près les éventuelles décisions majeures que pouvait contenir le communiqué final.

Ils avaient raison d’adopter telle posture.

La conférence, le premier Forum islamique de finance et d’investissements du Moyen-Orient, se déroula en Jordanie, pays économiquement sain et politiquement stable, allié important de l’occident dans une région géostratégiquement névralgique, et l’un des premiers pays au Moyen-Orient et en Afrique du Nord disposant d’une bonne qualité de vie, selon le rapport Qualité d’index de vie 2010 préparé par International Living Magazine.

Un autre facteur essentiel à noter était le fait que les participants constituaient la crème de la crème du marché financier islamique, un groupe de plus de 350 banquiers et experts de 15 pays qui compte impulser des reformes économiques dans un secteur en pleine croissance.

Une analyse panoramique des métiers bancaires islamiques est utile pour cerner les dynamiques qui animent ce secteur.

Les métiers de banque islamique, et dans une large mesure, la finance islamique, sont profondément enracinés dans l’économie islamique et essentiellement régis par la Sharia, un corpus législatif englobant les préceptes religieux de l’Islam.

La Sharia ou sa section financière connue sous le nom de Fiqh Al-Muamalat (Règles islamiques sur les transactions) permet aux intermédiaires financiers de s’engager dans toute forme d’activité économique à condition qu’ils n’imposent pas d’intérêt (Riba) et évitent les secteurs interdits (Haraam).

La Sharia promeut fortement le partage des risques entre les investisseurs ainsi que les transactions économiques avalisées par des immobilisations corporelles telles qu’un terrain ou des machines, mais proscrit les produits dérivés.

Un produit dérivé est un instrument financier dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit (appelé sous-jacent). Il sert majoritairement à couvrir des risques ou à des spéculateurs de bénéficier des effets de levier. L’agitation récente sur les marchés financiers globaux et le chaos socio-économique qui en résulta doivent leur existence à un type de produit dérivé appelé Dérivés sur événement de crédit (Credit Default Swap, CDS en anglais).

Les points de vue étrangers au monde musulman peuvent trouver les restrictions de la Sharia délétères pour un développement économique durable car ce que la jurisprudence musulmane définit comme vice (jeux, filmographie érotique, alcool, etc.) non seulement constitue un pan essentiel du PNB de beaucoup de pays, mais est également un concept social et temporel discutable.

Nonobstant, une pléthore d’observateurs affirment maintenant que les contraintes propres à la finance islamique ont été salvatrices pour la santé financière des établissements bancaires face à la crise économique récente.

Plusieurs facteurs sous-tendent un essor potentiel de la finance islamique, y compris les dépôts d’épargne croissants des habitants des pays riches du Moyen-Orient, des nombreux projets d’infrastructure et de l’apparition d’une grande classe moyenne.

L’International Financial Services London, structure basée au Royaume-Uni, estime que les capitaux islamiques ont augmenté de 35% à $951 milliards entre 2007 et 2008, même si le secteur « a fait une pause » en 2009, conséquence de l’environnement économique morose du moment.

Selon Mohammad Abu Hammour, ministre jordanien des finances, le secteur bancaire islamique a connu un taux de croissance annuel de 10 à 15 %, et il y a actuellement plus de 300 banques islamiques dans plus de 50 pays, avec des grandes concentrations remarquables en Iran, en Arabie Saoudite et en Malaisie.

La plupart de ces banques et intermédiaires financiers appartiennent à des actionnaires locaux mais des pans croissants de la sphère islamique sont de nos jours investis par des sections spécialisées des banques occidentales.

HSBC Amanah, la succursale islamique de HSBC, est une illustration de cette tendance.

Le secteur bancaire islamique est fortement rentable et l’intense intérêt des étrangers corrobore clairement le fait que ce secteur connaîtra une forte hausse une fois que les nations émergentes du monde musulman useront de leurs réserves de change colossales pour développer structurellement des secteurs-clés de leurs économies.

Néanmoins, beaucoup de questions pendantes continuent d’estropier la finance islamique et l’empêchent toujours d’excéder le 1% qu’elle détient actuellement dans le marché bancaire mondial.

La première est afférente aux besoins de couverture de risques des banques islamiques – surtout celles qui s’engagent dans des transactions pluri-monétaires – et à la création de produits financiers conformes aux préceptes religieux. Les spécialistes du secteur doivent être innovants parce que les instruments dérivés, outils importants de gestion de risques,  sont interdits par la Sharia. Les progrès sur ce point demeurent encore minimes.

En second lieu, les universitaires islamiques doivent concevoir et inculquer un corpus législatif homogène aux agents financiers pour éviter un désavantage asymétrique dans le marché. L’immensité d’une telle tâche ne peut être sous-estimée parce que l’Islam comprend de multiples écoles de pensée et les interprétations divergentes de certains préceptes religieux peuvent devenir, si l’on n’y prend garde, des pierres d’achoppement insurmontables.

L’Islam sunnite est la plus grande branche de l’Islam avec 85% des 1.5 milliard de Musulmans dans le monde bien que la variété d’écoles de pensées crée souvent une diversité des vues.

Si une banque localisée en Arabie Saoudite sunnite se trouve en désavantage législatif face à une banque iranienne régie par les préceptes de l’islam shiite ou une institution financière en Oman kharijite, alors émergeront indubitablement des déséquilibres fondamentaux sur le marché.

Troisièmement, le secteur a besoin d’harmoniser ses pratiques pour se développer. Cette uniformité est nécessaire non seulement au niveau des autorités de régulation mais  également dans les normes de comptabilité et de gestion de risques, aussi bien intérieurement (dans le monde islamique) qu’extérieurement (vis-à-vis d’autres aires financières dans le monde). Un exemple pratique sera de rechercher une conformité aux normes internationales d’information financière (IFRS) et les normes de Bâle II.

Enfin, les banques islamiques devront s’engager dans une campagne sophistiquée et ciblée de communication visant les autorités de régulation des États-Unis et de l’Union Européenne (principalement) ainsi que leurs clients potentiels dans l’hémisphère occidental. Cet effort sera nécessaire pour changer le regard de l’opinion publique sur la qualité et le positionnement de leurs produits et services, tout en effaçant les stigmates que les événements géopolitiques passés (et actuels) ont pu laisser sur la « marque islamique ».

La finance islamique expliquée par Anass PATEL

  1. Murail29
    March 7, 2010 at 4:21 pm

    Slt,
    Je suis chercheur dans un institut de Bordeaux et je trouve votre analyse excellente. Je vous enverrai un mel personnel pour que nous puissions correspondre. Encore une fois, excellent article.
    M.

  2. Corde
    March 7, 2010 at 4:22 pm

    Merci de ce bon article😀

  3. Gandre
    March 7, 2010 at 4:25 pm

    que du bon………….:D

  4. PATRICK
    March 7, 2010 at 9:55 pm

    MERCI DE CE TRES BON ESSAI.

  5. Reprisard
    March 7, 2010 at 9:57 pm
  6. Kohl
    March 7, 2010 at 9:58 pm

    merci et bon article tout court.😀

  7. Jean-Pierre
    March 7, 2010 at 9:59 pm

    La finance islamique n’est qu’une facade parce que les normes sont similaires de toutes manieres et ces banques ne sont pas aussi diffrentes des autres.

  8. Jeannine38
    March 7, 2010 at 10:01 pm

    trop cool artilce.

  9. Rolag
    March 7, 2010 at 10:02 pm

    ch8 pas d’accord avec l’auteur, les banques musulmanes font payer des agios et autres charges puor les services rendus, donc c’est pas dans tous les cas qu’ils ne demandent pas de charges.

  10. MachelS
    March 7, 2010 at 10:04 pm

    Bonjour Monsieur Codjia,
    J’m beaucoup votre article. Merci de le partager avec nous. Qu’Allah vous garde.
    Machel

  11. Raul2949
    March 7, 2010 at 10:06 pm

    l’auteur a vraiment raison, je travaille pour une banque islamique et tout ce qu’il dit est vrai.

  12. Faouzi
    March 7, 2010 at 10:08 pm

    Finance islamique : interdite de séjour ?

    Elle représente 1 000 milliards de dollars à travers le monde. Et pourtant, la France a bien du mal à accepter cette manne.

    Pourquoi ne placez-vous pas votre épargne à la banque ? « Je préfère perdre de l’argent plutôt que mes convictions religieuses », répond Habib, ingénieur en informatique, qui vit très à l’aise en région parisienne avec sa femme, Yasmine, et sa fille. Installé en France depuis une vingtaine d’années, il a facilement trouvé du travail. Tout comme son épouse, voilée. Le couple gagne environ 8 000 euros par mois. Ils en transfèrent une partie vers leur pays d’origine, la Tunisie. Le reste, après avoir payé le loyer et les autres dépenses, est caché dans un coin de la maison. Le risque d’un vol ou d’un incendie ? C’est Allah qui en décidera », rétorque Yasmine.

    Pourquoi ne sont-ils pas propriétaires de leur pavillon ? Car le Coran interdit la pratique de l’intérêt (interprétation excessive de riba, qui signifie « usure », une pratique largement répandue au VIIe siècle en Orient, avant la naissance de l’islam, et prohibée depuis en raison de son caractère injuste et immoral). Habib et Yasmine font partie des 55 % de musulmans vivant en France intéressés par la finance islamique (enquête Ifop). Placements, leasing, assurances… ces produits et cette pratique excluent, outre le taux d’intérêt, toute participation aux jeux d’argent et à la spéculation pure. L’argent ne doit pas produire directement de l’argent. Fruit du travail, il doit être investi.

    Croissance de 15 % par an

    La finance islamique est devenue – grâce aux milliards de pétrodollars des pays du Golfe et à l’émergence de l’Asie du Sud-Est (Malaisie, Indonésie) – une industrie à part entière dans le système bancaire international. Elle progresse au rythme de 15 % à 20 % par an et englobe un patrimoine d’actifs estimé à 1 000 milliards de dollars en 2010. Cela ne représente que 1 % de l’industrie financière mondiale, mais cette manne est gérée par 300 institutions réparties dans 75 pays. Chaque année, une vingtaine de banques voient le jour.

    Et pas seulement dans les pays musulmans. La Grande-Bretagne en compte déjà cinq, dont la très active Islamic Bank of Britain (IBB) et l’European Islamic Investment Bank (EIIB). Plusieurs établissements américains et européens – dont les États n’ont pas franchi le cap, comme la France – utilisent leurs filiales en Malaisie et à Bahreïn pour offrir à leur clientèle un bon placement « halal ». Pour cela, les États ou les autorités monétaires doivent adapter leur réglementation afin d’éviter une double imposition sur les transactions. La banque achetant le produit qu’elle revend à son client, en droit normal, il lui faudrait donc payer des frais d’enregistrement à l’achat et à la revente.

    C’est en essayant d’introduire cette modification dans le code civil que le gouvernement français s’est heurté, en septembre dernier, à l’opposition de certains députés socialistes (notamment Henri Emmanuelli). Le projet de loi a fini par être rejeté par le Conseil constitutionnel. La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, soutenue par la Bourse de Paris et des fleurons industriels comme GDF Suez ou Renault-Nissan, a promis de revenir à la charge. Des investisseurs, notamment koweïtiens et qataris, n’attendent que cette ouverture pour inaugurer la première banque islamique « à la française ».

    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2562p024-033.xml6/france-musulman-islam-coranfinance-islamique-interdite-de-sejour.html

  13. Coriste
    March 7, 2010 at 10:09 pm
  14. Abu
    March 8, 2010 at 12:10 pm

    Merci pr cet excellent article. J’en ai appris beaucoup beaucoup

  15. JEANNETTE
    March 8, 2010 at 2:24 pm

    rop bon et instructif.

  16. Mark1992
  17. HenryConte
    March 8, 2010 at 2:28 pm

    excellent…………….

  18. Raine
    March 8, 2010 at 2:31 pm

    je suis pas d’accord que l’islam interdit les charges d’interet, il ne permet pas qu’on profite d’autrui. C’est pas similaire.

  19. Orange
    March 8, 2010 at 2:34 pm

    j’aime cet article aussi et je vous invite de lire ceci Radio Zitouna, Banque Zitouna et dans quelques temps Zitouna Takaful, l’appellation est la même, les activités varient mais se rejoignent dans une seule et unique voie : celle de la communication, sous différentes formes… Le label Zitouna s’impose de plus en plus dans le paysage économique tunisien.
    Zitouna Takaful sera donc une compagnie d’assurance régie par la législation du secteur des assurances en vigueur en Tunisie ; elle est soumise à 100% à toutes les obligations légales et réglementations régissant le secteur des assurances dans notre pays. Elle commercialiserait tous les produits prévus par les textes légaux à condition qu’ils soient en conformité avec les principes de la finance islamique, ceci surtout pour les produits «Vie». L’assurance-vie par capitalisation n’est pas admise dans l’assurance islamique.

    Le démarrage officiel de Zitouna Takaful ne sera pas pour demain, on en est encore aux consultations, à l’étude du système d’information qui devrait être adopté par la compagnie, au choix des équipes, au montage et à la mise en place des produits d’assurance.

    Le terme Takaful signifie une garantie mutuelle ou indemnisation entre membres d’un groupe. En plus du partage coopératif du risque, il y a une distinction claire entre participant et opérateur. Il existe une séparation nette entre les capitaux engagés par les actionnaires et les fonds déposés par les souscripteurs. Les actionnaires engagent des fonds et prélèvent une commission fixée généralement à 25%.

    Dans la Takaful, précise Laurent Zaatar, expert en finance islamique, il n’y a pas de mutualité sans communauté, et donc pas d’assurance possible en dehors d’elle. Les contrats sont conçus sous forme de donation pour le compte des souscripteurs. Le surplus de souscription est redistribué aux participants afin que les actionnaires n’aient aucune prise sur les bénéfices de souscription. Les investissements des Takaful Assurances doivent, par ailleurs, être placés dans des fonds sans intérêt et approuvés par la Shari’a. Les opérateurs doivent se présenter plus en tant que gestionnaires qu’en assureurs au sens conventionnel du terme.

    Selon Catherine Stagg-Macey, analyste senior et auteur d’une étude publiée par le cabinet US Celent, société de recherche et de conseil, le potentiel du système Takaful est énorme car le taux de pénétration de l’assurance ne dépasse pas 1% du produit domestique brut dans les pays musulmans. Les compétences et les ressources peuvent être empruntées aux marchés de l’assurance traditionnelle.

    Selon les projections de l’Institut de la Banque et de l’Assurance islamiques, le taux de croissance de Takaful Assurance est estimé entre 15% et 20% et le marché devrait atteindre les 7,4 milliards d’USD de primes en 2015.

    Notre ministère des Finances aurait apparemment lancé des études sur la formule d’assurance Takaful. A suivre.

    —————-

    A propos de Takaful

    La Takaful, qui s’appuie sur Ie principe de I’entraide, est née en Malaisie au début des années quatre-vingt. Le client d’un opérateur Takaful peut avoir une fonction proche du sociétaire dans les entreprises mutualistes. Pour organiser au mieux cette nouvelle activité d’assurance, les régulateurs sont à pied d’œuvre, notamment I’Islamic Financial Services Board, basé à Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie). Il faut dire que les produits Takaful ne cessent de se développer avec en tête de peloton la retakaful, la réassurance islamique. Cent-dix entreprises proposent déjà ce type de service et six font uniquement du retakaful car les compagnies de Takaful sont obligées de céder leurs affaires en priorité à des entreprises retakaful. Désormais, les pays islamiques et les grands groupes d’assurance internationaux travaillent conjointement à la consolidation du système. Car les assureurs Takaful ont tout intérêt à apprendre de la longue expérience de l’assurance conventionnelle. A ce titre, l’assureur Prudential coopère actuellement avec l’Arabie Saoudite et la Malaisie pour distribuer des produits d’assurance islamique.

    (Extrait de la Revue : Banque & Stratégie)”

  20. Panupiard
    March 8, 2010 at 2:37 pm

    merci de vos textes. Panupiard de Eupen, Belgique

  21. PureS
    March 8, 2010 at 2:38 pm

    merci de votre analyse excelente.

  22. AssezPa
    March 8, 2010 at 2:40 pm

    parfait!!!!!!!!!!!!!!

  23. Jasmine
    March 8, 2010 at 2:42 pm

    merci marquis, j’aime toujours vos articles. Je me suis inscrite.

  24. Flore
    March 8, 2010 at 2:46 pm

    bon billet sur l’islam, j’en avais besoin.

  25. Yolanda
    March 8, 2010 at 2:48 pm

    excellent😀

  26. Mahmoud
    March 8, 2010 at 2:49 pm

    merci mon ami de traiter ce sujet complexe. Du courage.

  27. Contro
    March 9, 2010 at 1:46 am

    J’m vraiment votre article, bonne analyse.

  28. mozart
    March 9, 2010 at 1:48 am

    merci de votre essai si bien transmis. devenez professeur mon pote.

  29. Ones
    March 9, 2010 at 1:55 am

    merci beaucoup monsieur de votre excellente analyse qui nous aide beaucoup.

  30. Pierre
    March 9, 2010 at 1:57 am

    L’islam a de bonnes choses en son sein et la finance islamique en est une de ces choses. Je crois qu’il se developpera beaucoup dans les mois et semaines futurs pour devenir l’un des bastions de la finance globale.

  31. Clarine
    March 9, 2010 at 1:58 am

    merci de votre essai.

  32. Justine
    March 9, 2010 at 1:59 am

    😀😀😀

  33. Chritophe1978
    March 9, 2010 at 1:59 am

    trop cool.

  34. Jimi
    March 9, 2010 at 2:02 am

    BON.

  35. Fabrice14
    March 9, 2010 at 2:02 am

    😀

  36. Raga
    March 9, 2010 at 4:38 pm

    cool

  37. RougeETnoir
    March 9, 2010 at 4:41 pm

    😀😀😀

  38. Katie
    March 9, 2010 at 4:42 pm

    Merci bon travail

  39. Victor178
    March 9, 2010 at 4:43 pm

    l’auteur a raison, la plupart des changements qui se passent dans la finance islamique pour le moment doivent harmoniser leurs normes comptables et legislatives pour pouvoir avancer. Je le sais car je travaille pour une banque islamique et ce sont des sujets qui taraudent nos dirigeants actuellement. Victor

  40. Bobbie
    March 9, 2010 at 4:45 pm

    sans prob, merci de votre analysie

  41. Sppart
    March 9, 2010 at 4:46 pm

    Bonnes idées

  42. Ashley
    March 9, 2010 at 4:48 pm

    votre site est super marquis, je me suis inscrite. Svp faites plus d’articles sur le sujet de l’infidélité ou les rapports hommes femmes.

  43. CourteM
    March 9, 2010 at 4:50 pm

    😀 bon, rien ke du bon!

  44. Gironde3
    March 9, 2010 at 4:52 pm

    Salut, je suis Kim du Cambodge. Bon site

  45. Sardo
    March 9, 2010 at 4:53 pm

    bons écrits monsieur codjia.

  46. Jean
    March 9, 2010 at 5:38 pm

    Ch8 pas d’accord, la finance islamique ne représente rien au niveua pourcentage dans le monde bancaire actuellement et affirmer le contraire n’est pas vrai.

  47. Police35
    March 9, 2010 at 5:41 pm

    bon essai sur un sujet épineux.

  48. JulesVerne
    March 9, 2010 at 5:46 pm

    merci pour toutes les bonnes idées, moi je vis en algérie et je vois l’islam financier qui évolue bien

  49. Armelle1983
    March 9, 2010 at 5:48 pm

    🙂 merci

  50. Mahdi
    March 9, 2010 at 5:50 pm

    Bonne analyse et excellentes idées.

  51. March 12, 2010 at 7:39 am

    I am Professor of Finance at the University Ibn Zohr Agadir Morocco.
    Je am also responsible for a research laboratory in Islamic Finance. I have doctoral students in Islamic Finance.

    Again, thank you for your courteous reply.
    Very cordial.
    Prof. Dr. Rachid BOUTTI
    Certified Expert IDB
    Chair Euro Arabic “Sustainable Development”
    Chartered Accountant
    Consultant International Assets to the AUF, USAID, IDB and AXA
    Head of International Master of Profession Council and Top Management Program (MEDA)
    Author of books in the field of operational management and strategic
    Chief Financial Officer (CFO) of the multinational ELF
    Chief Executive Officer of Industrial Holding Richbond

    • March 12, 2010 at 8:15 am

      Prof Boutti,
      Merci de votre visite.
      Cordialement,
      Marquis

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