Home > Actualités, Français, Société & Culture > Comment user du brainstorming neuronal pour lancer de manière rentable de nouveaux produits

Comment user du brainstorming neuronal pour lancer de manière rentable de nouveaux produits

Read in English

Par Marquis Codjia

Lancer des nouveaux produits de nos jours ne devrait plus être une corvée stratégique pour les conseils d’administration des entreprises. Contrairement au consensus courant parmi beaucoup de directeurs de vente et spécialistes en publicité, les méthodes naguère employées dans la conception, le test et le lancement des nouveaux produits semblent éculées, dispendieuses ou incompatibles lorsqu’elles sont jaugées à l’aune de la dynamique qui régit les marchés globaux contemporains.

Ergo, de nouvelles techniques doivent remplacer ou être ajoutées aux arrangements existants afin de métamorphoser une idée en gestation dans l’esprit d’un jeune ingénieur en un produit fini original pouvant satisfaire les clients.

L’Internet, avec son ubiquité croissante et son omnipotence numérique, devrait être l’épicentre de ces techniques si les entreprises veulent rester compétitives.

Traditionnellement, les sociétés comptaient sur une panoplie impressionnante et sophistiquée de processus et de départements pour administrer leurs efforts en innovation et en R&D. Suivant l’industrie et le cycle du produit, entre autres facteurs, des légions entières de scientifiques peuplant les départements de R&D pouvaient s’associer au département marketing et aux agences de publicité pour dénicher le nouveau produit parfait.

Similairement, les employés sont souvent invités à partager leurs perspicacités lors de séances de brainstorming (remue-méninges) tandis que les avis des clients sont soigneusement rassemblés et étudiés par l’entremise de sondages en ligne, de procédures de télémarketing, de foires commerciales, ou de rencontres avec le service-clientèle.

Quatre sources de remue-méninges neuronal et relativement bon marché sont accessibles à la plupart des compagnies à l’heure actuelle. Ces sources se fondent fortement sur des données globales provenant d’Internet pour construire un corpus d’intelligence artificielle qui peut être analysé et simulé par ordinateur pour déceler des futurs besoins chez des clients potentiels.

Selon la taille de la compagnie et sa robustesse financière, des outils analytiques sophistiqués ou des simples tableurs peuvent être utilisés pour extraire des statistiques d’une valeur inestimable.

Site Web de société

Les sociétés peuvent tirer un meilleur profit de leurs propres portails Internet en créant ou en améliorant leurs plateformes d’e-commerce et en rénovant l’ergonomie de leurs sites. La simple collecte de données d’achat quand les clients demandent des renseignements sur des produits ou opèrent des achats n’est plus suffisante; les entreprises doivent concevoir une tactique astucieuse pour décrocher de meilleures informations de la clientèle. Un exemple de tactique de sondage bon marché est d’insérer 2 ou 3 questions « prospectives » à la fin du processus d’achat (par exemple : qu’est-ce qui améliorerait le produit X ? Seriez-vous plus tentés d’acheter le produit Y si nous ajoutions des fonctionnalités  supplémentaires?). Une autre idée est d’offrir des articles gratuits quand des clients évaluent des produits actuels ou en phase de lancement.

Google et d’autres moteurs de recherche

Efficacement utilisé, Google peut s’avérer un outil quantitatif puissant que les organisations peuvent déployer pour capter la psyché collective globale du moment et déterrer les bonnes idées qui constitueront la base des futurs best-sellers.

Mieux, cet outil est gratuit. En plus de la «barre de recherche Google» et les fonctionnalités usuelles, d’autres dispositifs sont couramment disponibles à Google Tendances. Voilà où réside la magie. Les sociétés et même les entrepreneurs peuvent exploiter cette « générosité numérique » et utiliser des outils d’analyse sophistiqués pour étudier des informations spécifiques à leurs industries, zones géographiques ou caractéristiques de clientèle. D’autres moteurs de recherche offrent les mêmes services, comme Yahoo! Buzz et Microsoft Bing Xrank.

Forums ou groupes de discussion en ligne

Les firmes peuvent utiliser l’avantage stratégique qu’offre l’anonymat pour examiner le potentiel de leurs futurs produits dans les forums ou les groupes de discussion en ligne qui se rapportent à leur marché cible. Etant donné la pléthore de sites, il serait extrêmement fructueux pour les sociétés intéressées de s’imprégner des tendances passées et présentes de leurs clients potentiels. Une simple idée pour mesurer ces données est d’entamer une discussion sur un sujet  étroitement lié à la compagnie, à ses produits ou à une industrie spécifique en général.

Facebook et autres réseaux sociaux

En conclusion, Facebook et d’autres portails sociaux de taille et de popularité analogues offrent un certain nombre de dispositifs intéressants et faciles à utiliser que les sociétés peuvent exploiter pour augmenter leur visibilité sur le marché et rassembler des données utiles sur la clientèle courante et potentielle. Sur Facebook spécifiquement, les sociétés peuvent ouvrir une page d’organisation, une page régulière et de divers groupes de discussion pour favoriser leur marque et rénover leur collecte de données.

  1. Laure
    February 24, 2010 at 4:40 pm

    excellent article🙂

  2. Micheldubled
    February 24, 2010 at 4:47 pm

    Lancer de nouveaux produits est toujours difficile surtout dans ce monde de competition ardente.

  3. Cergy
    February 24, 2010 at 4:50 pm

    excellent……………………

  4. Stndard
    February 24, 2010 at 4:51 pm

    lisez ceci
    Le brainstorming s’est répandu à Davos depuis trois ans : au lieu d’asseoir les participants, les « global leaders », sur des rangées de sièges devant un « panel » d’économistes, d’hommes politiques ou d’experts « très distingués », l’organisation du forum les place autour de grandes tables : à eux la parole. Chaque table travaille à l’américaine pour trouver « des solutions applicables » au problème posé, un porte-parole est désigné qui résume ensuite pour toute la salle. Puis l’animateur, toujours « brillant » journaliste anglo-saxon, tente vaille que vaille de faire une synthèse.
    Le grand truc de la première journée cette année était de redéfinir ainsi les « biens communs », comme le climat, l’eau, etc. Plus de 150 personnes, chefs d’entreprise en général, ont participé. Le résultat a été nul mais néanmoins non sans intérêt. La synthèse fut faite cette fois par un ordinateur qui a compté l’occurrence des mots dans les discours des porte-parole. Un « nuage de mots », classés par nombre d’occurrences et rangés en vrac, comme on en voit sur Internet, fut projeté sur le grand écran. Les mots « eau », « océans », « droits de l’homme » étaient les plus gros (les plus cités) puis « climat », « Internet » et « espace ». Que d’affligeantes banalités.
    L’audience n’était visiblement pas fière de son travail et les critiques ont fusé sur le thème : « Et alors ? Qu’est-ce qu’on en fait ? » La discussion est venue sur la « frustration » de ce que « l’intelligence collective » avait du mal à trouver des débouchés. Où sont les institutions nécessaires ? Où sont les hommes politiques courageux ? Comment changer ?
    Nicolas Sarkozy fut suivi avec beaucoup d’intérêt. Salle comble. Mais quand le président français, dans un bon discours en vérité, dénonce un système où « tout était donné au capital financier et presque rien au travail et où l’entrepreneur passait après le spéculateur », les davosiens ont haussé les épaules. Vieux discours socialisant, vieille rengaine française. Et comme les recettes pour « moraliser le capitalisme » avaient été déjà entendues – ce sont celles du G20 -la question est revenue : « Et alors ? Qu’est ce qu’on fait ? » « Rien. » « Surtout rien. » A Davos toute la finance, très présente, a le pied sur le frein. Le message est unanime : de la régulation, oui, mais le moins possible. Quant à la proposition de Barack Obama de limiter les banques, ce n’est que du « populisme » et c’est « inapplicable ». La reprise est très fragile (le sentiment sur la conjoncture est qu’une rechute est très possible), ce n’est pas le moment de tout casser.
    Le changement est pourtant nécessaire, a martelé Klaus Schwab, le fondateur du forum, dans une adresse qui n’a jamais été aussi incisive : nous risquons « une crise sociale » après les crises financière et économique. Il faut « créer des emplois », il faut que le capitalisme distribue à tous ses gains.
    Alors ? C’est curieusement chez les économistes qu’on trouve un début de réponse. David Li Daokui, professeur à Shanghai, a expliqué simplement qu’il existait d’autres modèles de capitalisme que le modèle anglo-saxon (scandinaves, allemand…) sur lesquels « les autorités chinoises portent un très grand intérêt ». Les théories de la rationalité des marchés sont abandonnées au profit d’ « une économie comportementale » en pleine effervescence, a résumé Robert Shiller, professeur à Yale. Les humains ne sont pas entièrement tournés vers leur seul intérêt matériel. Robert Schiller cite son collègue George Akerlof, qui explique que la motivation profonde des gens, au-delà de l’essentiel matériel et sexuel, est « d’être quelqu’un ».
    Conséquence ? Les systèmes changent, ils vont changer. « La décennie qui vient sera très différente de celle passée », avance le prix Nobel Edmund Phelps. « Ne serait-ce que parce que la croissance sera molle », ajoute Shiller.
    Le changement devient-il souterrain ? Dans les comportements au quotidien ? Un mouvement se dessine aux Etats-Unis parmi les internautes pour quitter les grosses banques spéculatives. Le projet Obama devient-il inutile ? La moralisation du capitalisme se fera-t-elle par les citoyens ? Le débat est ouvert.

  5. Adrian
    February 24, 2010 at 4:55 pm

    Un brainstorming de 82 767 $
    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/02/20100209-060446.html
    cmt l’Etat gaspille l’argent des contribuables.

  6. JeandeMarseille
    February 24, 2010 at 5:02 pm

    merci de ce bon papier! tout est vrai ici, et en plus il ya pas besoin de depenser des millions d’euros pour faire sa pub.

  7. Gus
    February 24, 2010 at 5:05 pm

    slt tout le monde! c’est Gus, lisez ceci qd vous pouvez
    Un forum mondial de cinq jours pour parler défense et sécurité
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/un-forum-mondial-de-cinq-jours-pour-parler-defense-et-securite_846570.html

  8. Seve
    February 24, 2010 at 5:07 pm

    bon article mais les règles du brainstorming changent tout le temps donc ch8 pas trop d’accord avec l’auteur. les infos de google peuvent ne pas sembler fraiches.

  9. Plan30
    February 25, 2010 at 7:53 am

    L’entreprise a toujours besoin de brainstorming pour pouvoir avancer et lancer de nouveaux produits. sans cela, il n’y aura pas de profits. excellent article

  10. Arlon
    February 25, 2010 at 7:58 am

    bon🙂

  11. Erros1983
    February 25, 2010 at 8:02 am

    Bonne analyse, merci🙂

  12. Robert
    February 26, 2010 at 9:40 am

    La stratégie est l’art de la guerre et dans ce monde de plus en plus cruel, qui ne combat s’estompe peu à peu. Il n’y a rien à ajouter, c’est la loi de la jungle.

  13. Kaas29
    February 26, 2010 at 9:42 am

    Merci de l’article. Je me demandais s’il ne serait pas mieux pour les firmes de se spécialiser dans le choix d’un type de brainstorming et de s’y tenir. Parce que ceci faisant, elles peuvent avoir une forme d’avantage concurrentiel.

  14. Raroada
    February 26, 2010 at 9:44 am

    Merci d’un bon article.

  15. JeanJules1980
    February 26, 2010 at 9:46 am

    Cmt utiliser le brainstorming dans la vie de ts les jours ? Peut etre en réfléchissant tout le temps… Mais c’est pour les pauvres ou les riches ? Pcque les pauvres ne pensent pas beaucoup mais les riches pensent tout le temps. Peut etre que le brainsroming est indiqué uniquement pr les grdes entreprises.

  16. Marie
    February 26, 2010 at 9:49 am

    Excellent !🙂

  1. No trackbacks yet.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: